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Investir dans le vin : bon ou mauvais placement ?

Pilier de la gastronomie française et source d’une grande fierté, le marché des vins est devenu un terrain de placement qui séduit de plus en plus d’investisseurs, amateurs comme professionnels. Investissement singulier pour certains, le vin peut constituer un complément d’épargne de par sa forte rentabilité et le peu de fiscalité appliquée. Alors, est-ce une bonne idée que d’investir dans le vin ? Et quels sont les risques à encourir ?

Pourquoi investir dans le vin ?

Exotique, le vin est considéré comme un investissement de plaisir, c'est-à-dire qu’il n’est pas pratiqué pour sa rentabilité, mais plutôt pour se constituer un patrimoine et s’immerger dans l’art de la conservation des vins. Il ne doit en aucun cas être considéré comme un placement financier.

vin investir

Tout comme en bourse, un investisseur dans les crus se constituera une réserve de bouteilles, celles parmi les meilleurs. Avec le temps et répondant à la loi de l’offre et de la demande, le nombre des bouteilles de grands crus diminuera faisant grimper à leur suite l’offre de demande ; le prix de ces crus augmentera considérablement créant ainsi une valeur assez importante.

Vous l’aurez donc compris, le marché des vins nécessite un minimum de connaissances et n’est donc pas destiné à tout le monde : il faut savoir opter pour la bonne bouteille car toutes ne se bonifient pas de la même façon, il faut également maîtriser les conditions de stockage et de mise en bouteille, surtout vérifier la qualité des bouchons.

Pour quels crus opter dans son investissement ?

L’un des principaux avantages de l'investissement dans les vins est la grande diversité des produits : les bouteilles sont répertoriées par classes en fonction de leur valeur et de leur ancienneté. Pour un placement sûr avec un minium de risques, il est toujours préférable d’investir dans des grands domaines, dont voici quelques exemples :

  • Les grands crus de Bourgogne, Rhône et Bordeaux : avec des grands classiques comme Pontet Canet, Domaine Conti, Château-neuf de Beau castel, etc.
  • Vins du sud : tel que domaine Trévallon, domaine Tempier, Domaine Montcalmès et domaine Gauby.
  • Vins étrangers : surtout des vins italiens et espagnols comme Romano dal Forno, Vega Sicilia, Egon Muller, ou encore Opus One.
  • Vins biologiques : plus difficiles à produire, on a des noms comme Stéphane Tissot, Châteaux Palmer et Domaine de la Romanée-Conti.

Afin de dynamiser votre cave de vins et diversifier vos placements, il est conseillé d’investir dans quelques crus « Légèrement Risqués » : Troplong Mondot, Domaine des Croix, Pavie Macquin, etc. Leur valeur peut atteindre des milliers et au pire des cas, vous pourrez les garder pour votre propre consommation.

Quelle fiscalité appliquer en investissant dans le vin ?

La fiscalité est assez légère à supporter. Aucune imposition ne sera appliquée pour le simple achat ou le stockage des bouteilles, mais seulement lors de la revente. Dans ce cas-là votre plus-value sera taxée et les bénéfices générés seront considérés comme revenus indépendants : votre activité entrera dans le cadre des BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux). Ceci dit, si vous revendez à un proche, de la famille par exemple, votre activité entrera dans le cadre d’un investissement patrimonial et aucune imposition ne sera appliquée.